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“Jamais je ne voudrais faire partie d’un club qui accepterait de m’avoir pour membre.”

LE CARNET DE BROR

A LA RECHERCHE DE DOUGLAS MAWSON

Une expédition retrouve les décombres d’un avion de reconnaissance de l’Antarctique datant de 1911.

Une équipe de chercheurs affirme avoir découvert les restes du premier avion à avoir vu les côtes de l’Antarctique.

Lors de son expédition en 1911, l’explorateur australien Douglas Mawson s’était doté d’un biplan à une hélice Vickers.

Victime d’un accident pendant un vol d’essai l’avion avait été fortement endommagé, ses ailes avaient été retirées et envoyées en Australie pour être réparées. Pendant un temps l’avion fut utilisé comme traineau motorisé. L’expédition l’avait alors équipé de skis et d’un gouvernail afin d’explorer les grandes étendues polaires. Finalement abandonné en 1931 après une panne l’avion avait progressivement disparu sous les neiges du continent blanc.

Favorisé par d’exceptionnelles marées basses provoquées par la pleine lune, la Fondation Mawson a pu miraculeusement retrouver les traces du fuselage. “On dit que ce type de coup de chance n’arrive qu’avec la Lune bleue, cela s’est avéré” déclare Jensen, l’un des explorateurs.

Les morceaux du Vickers devraient être rapportés en Australie d’ici le mois de février afin de reconstituer l’épave d’un des appareils mythiques de l’aventure Antarctique !

Par Saint Bror, en souvenir de Douglas !

LIONS DE MER DE SAN FRANCISCO

Les célèbres lions de mer de San Francisco fuguent subitement de la baie après une y avoir séjourné pendant plus de 20 ans !
Le mois dernier le fameux embarcadère 39 croulait encore sous le poids de plus de 1′500 pimipèdes, mais en moins de trois semaine l’appontement s’est vidé. Seul une dizaine de bêtes ayant manqué le grand départ demeurent hagards autour des quais.

Les premiers lions de mer étaient arrivés en 1989 suite aux bouleversements maritimes ayant suivis le tremblement de terre de Loma Prieta en octobre 1989, mais fin novembre l’attroupement a soudainement disparu !

Les autorités de la ville espèrent vivement le retour de l’animal qui en quelques années était devenu l’attraction première du port. Une fête était planifiée pour le 15 janvier en l’honneur des 20 ans de la présence de la meute mais il se pourrait bien que seuls les oubliés de l’exode en profitent !

Les experts maritimes expliquent qu’à l’origine les lions de mer avaient rejoint les quais de pêche de San Francisco attirés par les anchois et les sardines déversés par les chaluts dans les eaux troubles du port.
« Pendant des années l’attroupement s’est fait un festin des miettes laissées par les bateaux de pêche mais il semblerait qu’une nouvelle source foisonnante de poissons les ais détournés de San Francisco », explique Jeff Boehm, directeur exécutif du centre des mammifères marins de Sausalito.

« L’embarcadère 39 constituait d’autre part un endroit sûr pour les lions de mer, à l’abri de ses principaux prédateurs : les requins et les orques ».

En dehors d’un probable élan de gourmandise vers un filon d’alimentation plus fourni la fuite de l’animal reste un mystère… Certains scientifiques y voient toutefois le signe de l’imminence d’un nouveau tremblement de terre similaire à celui de 1989.

Par Saint Bror, de passage sur la côte est des États-Unis

BERLIN CELEBRE LA CHUTE DU MUR

Les cérémonies du 20ème anniversaire se sont déroulées dans l’atmosphère aigre-douce du souvenir des berlinois tombé et de la liberté retrouvée.

Les solennités ont commence à l’église Gethsemane à l’Est de la ville qui était devenue un foyer de protestation majeur dans les mois qui ont précédé l’effondrement du mur de la honte. Plus tard les autorités politiques ont traversées symboliquement à l’ancien point de passage de la Broholmer Straße qui était le premier à avoir céder Le Soir du 9 Novembre.

Le mur de 155 km érigé par l’Allemagne de l’Est en 1961 aura séparé Berlin en deux pendant 28 ans. Plus de 100 citoyens Est allemand furent abattus en essayant de le franchir.

L’actuel chancelier allemand, Angela Merkel, qui a grandit en Allemagne de l’est aura dirigée la commémoration en compagnie entre autre de l’ex leader soviétique Mickhail Gorbatchev. Rassemblés à la Brandenbourg Tor - Symbole de la réunification - le cortège des berlinois a procédée à une mise en scène allégorique de la chute du bloc communiste. A 19h précise, des centaines de dominos en mousse géants tagés de messages de paix et disposés le long de l’ancienne ligne de démarcation du mur ont été abattus afin de figurer la chute du mur et des différents gouvernements d’Europe de l’Est qui ont suivis les évènements du 9 novembre 1989.

Au cours d’une interview, Guenter Schabowski, l’ancien chef du gouvernement de la RDA est revenu sur les circonstances qui ont accélérées la chute du mur…

« C’est la fin de la restriction sur les voyages Est - Ouest qui a provoqué l’embrasement ». Le 9 novembre 1989, à 18h57, Schabowski lit une décision du conseil des ministres sur une nouvelle règlementation des voyages, dont il s’avère plus tard qu’elle n’était pas encore définitivement approuvée : « Les voyages privés vers l’étranger peuvent être autorisés sans présentation de justificatifs - motif du voyage ou lien de famille. Les autorisations seront délivrées sans retard. Une circulaire en ce sens va être bientôt diffusée. Les départements de la police populaire responsables des visas et de l’enregistrement du domicile sont mandatés pour accorder sans délai des autorisations permanentes de voyage, sans que les conditions actuellement en vigueur n’aient à être remplies. Les voyages y compris à durée permanente peuvent se faire à tout poste frontière avec la RFA. »

Un journaliste demande : « Quand ceci entre-t-il en vigueur ? »

Schabowski, regardant ses notes : « Autant que je sache - immédiatement. »

Après les annonces des radios et télévisions de la RFA et de Berlin-Ouest, intitulées : « Le Mur est ouvert ! », plusieurs milliers de Berlinois de l’Est se pressent aux points de passage et exigent de passer.

« C’était le soir du 9 novembre, le mur de la honte explosait »

Par Saint Bror, nostalgique

LES YAP PERPETUENT LES ANTIQUES TRADITIONS DE NAVIGATION

Les canoës à voile et la navigation astrale refont surface

Chez les natifs de l’île de Yap la navigation à l’ancienne est un impératif culturel majeur. Là bas les superflus technologiques et la navigation au GPS laissent place au cabotage stellaire…

Avec la crise le combustible se fait cher, les bateaux moteurs restent parqués et les modèles primitifs resurgissent. Construit à partir du palmier, le canoe à voile fait office de premier dans le 100% biologique, pas un brin de synthétique, pas de dérivés chimiques, toute une ingénierie naturelle vieille de plusieurs millénaires ! Si la plupart des youyous ressemblent plus à des radeaux hasardeux juste assez solides pour louvoyer sereinement d’île en île certains sont taillés sur mesure pour le grand large! Des vrais canoës de haute mer !

Aujourd’hui à Colonia c’est la fête de la navigation, les danseuses remuent sur des rythmes exotiques, demain des marins doivent rallier l’île de Guam à bord d’un grand canoë à voile. Sans radio ni GPS, ils devront utiliser les cartes de navigation stellaire Yapi.
« A chaque île correspond une étoile » explique Ayadur, Maître navigateur, « Même si vous ne pouvez-pas voir l’île à l’horizon, vous pouvez savoir oû elle se situe. »
Ayadur, dirige actuellement un programme d’étude sur la navigation primitive, convaincu de l’importance de la transmission des savoirs faire techniques il nous explique comment vieille école et modernité s’embrassent. En réapprenant aux jeunes îlais à construire et à utiliser leur propre canoë, on leur donne la possibilité d’avoir un bateau et de pouvoir être autonome. Quand certains se retrouvent au chômage ils leur reste la pêche, et en plus c’est écologique ! Les canoës traditionnels Yapi sont symboles de liberté et de découvertes, ils constituent la plus ancienne technologie trans-océanique». Selon certaines théories ils seraient les premiers à avoir permis aux micronésiens de rallier l’Amérique… C’était il y a bien longtemps…

Le canoë des archipels est considéré comme la première technologie ayant permis de traverser les océans, il est un symbole de liberté et de découverte.

Par Saint Bror, heureux de découvrir de nouvelles îles !

LES VIEUX PLANS DE L’IRA REFONT SURFACE !

Scotland Yard dévoile une liste des années 70 détaillant les cibles potentielles du Balcombe Street Gang, à faire trembler les bobbys…

Listes nominatives de cibles potentielles, plans d’attaque de bâtiments officiels, scénarios de destruction de réservoirs pétroliers… Le Balcombe Street Gang voyait grand !

Composé de Martin O’ Connell, d’Edouard Butler, de Harry Duggan et de Hugh Doherty, l’équipe avait déjà été engagée dans une série d’attaques dont les explosions du Guildford et du Woolwich Pub en 1974. Le gang fut capturé par la police le 12 décembre 1975 après un siège de six jours dans un appartement de la rue Balcombe au centre de Londres. Ayant fait le plein d’indice les limiers ne tardèrent pas de découvrir l’arsenal des insurgés, l’arrière boutique à pétards… Un véritable laboratoire de révolutionnaire ! Resté là au nez et à la barbe de la sureté pendant des années, dans un autre appartement, à Stoke Newington au nord Londres…

Le British Meuseum, Madame Tussauds Gallery, Buckingam Palace, toutes les grandes facades de la scène britannique étaient dans le collimateur des rebelles ! Leurs plan prévoyaient même d’attaquer Sandhurst Academy !

Les membres du Balcombe Street Group furent emprisonnés à perpetuité en 1977 mais furent libérés en 1999 dans le cadre du « Good Friday Agreement ».

Par Saint Bror de passage discret à Londres !